samedi 29 décembre 2007

News - Les maîtres du globe réclamés.

Nul n'est question ici de He-man (Musclor) et de ses amis Maîtres de l'Univers, mais de transport aérien lourd.

En effet les sénateurs font actuellement pression sur la Maison Blanche pour l'intégration d'un financement de production de C-17 GlobeMaster III dans le budget de 2009, qui sera présenté au Congres en février 2008. Jusqu'à présent l'achat des C-17 était financé par des rallonges budgétaires au cas par cas, situation qui n'est plus considérée comme viable.
Et cela pour une raison simple : L'usine produisant les C-17 devra être fermée par Boeing si elle n'obtient pas de financement fixe d'ici 2009, ce qui aura plusieurs effets négatifs. Premièrement, la fermeture de l'usine mets en péril 30 000 emplois, chez Boeing et chez ses sous traitants.
Ensuite aucun remplaçant au C-17 n'est pour le moment prévu, lui-même n'étant entré en production que depuis 1993. Pour finir, le Military Airlift Command a défini ses besoins actuels à 250 appareils en état de servir (donc hors appareils en maintenance), au vu de la vitesse à laquelle les matériels fatiguent sur les différents théâtres d'opération. Cette appréciation pourrait être revue à la hausse si le rétrofittage des cellules C-5 Galaxy au standard M ne s'accélère pas dans les mois qui viennent.

Actuellement l'US Air Force Military Airlift Command (MAC) possède un parc de 169 C-17 Globemaster III.

[News] Les tests des nouveaux pare-balles décalés.

Annoncés à l'origine pour automne 2007, les tests pour les nouveaux systèmes de protection balistique du Departement of Defense ont été repoussés à Mars 2008, pour permettre d'étudier les différents dossiers de manière plus approfondie, et permettre à certains fabricants d'entrer dans la course.

Pour le moment, les deux plus gros compétiteurs sont la X-SAPI , version améliorée (et alourdie) de la E-SAPI équipant actuellement les gilets de protection de l'US Army, du Marine Corp, de la Navy et de l'Air Force, et le Dragon Skin de Pinnacle Armor, malgré la controverse soulevée par le système en début d'année (voir news de Mai et Juin 2007).

vendredi 30 novembre 2007

News - Le pôle nord chauffe

Si vous pensiez que le réchauffement planétaire ne créais que des problèmes environnementaux, réfléchissez de nouveau.
Avec la réduction de calottes glaciaires dans le grand nord s'est développé une nouvelle bataille. Elle fera probablement moins de morts que l'Afghanistan ou l'Irak, mais mérite qu'on en parle car elle pourrait créer de nouvelles tensions internationales...

En effet le réchauffement planétaire as lancé une bataille de territoires entre la Russie et le Canada : avec la fonte des glaces, certains passages sont désormais disponibles 365 jours par an, et d'autres, qui étaient jusque là fermés à cause de l'épaisseur de la couche, sont désormais disponibles pour le déplacement de surface à certaines périodes de l'année. Les deux pays commencent à revendiquer nombre de territoires marins comme étant nationaux, ce qui est très mal vu par le reste de l'hémisphère Nord.
Ces eaux, jusque là personne n'en voulait car elles n'étaient d'à peu près aucune utilité, mais cette libération as augmenté leur intérêt et le trafic militaire et civil qui les emprunte augmente exponentiellement, à mesure que les russes et canadiens augmentent leurs flottes de brise-glaces.

Les Etats-Unis ont de leur côté peur que la récupération de ces passages commerciaux créent des tensions internationales en donnant la possibilité au Canada de bloquer le Passage du Nord-Ouest. Ils appellent à une délimitation des eaux territoriales au nord avant que tout cela ne tourne à une bataille rangée entre Canadiens et Russes.

De même l'US Coast Guard en Alaska as posé des réserves quand à l'accroissement du trafic dans le grand nord. D'après eux, les moyens de sauvetage disponibles sur place sont largement insuffisant face à un trafic en constante augmentation, et n'importe quel accident risque de tourner au drame à cause des faibles capacités opérationnelles de leurs postes locaux... L'USCG se prépare à ouvrir de nouveaux postes de garde de plus en plus au Nord pour tenter de prévenir ce genre de problèmes, mais d'après eux cela ne fait que retarder l'inéluctable.

jeudi 29 novembre 2007

Armement - MAC M10 SubMachinegun

Model 10 SubMachinegun
(Military Armament Corporation)

M.A.C. 10, cal .45ACP, crosse repliée

En 1964, Gordon B. Ingram et Mitchell Webley III, propriétaires de la manufacture d'arme Military Armament Corporation lancent un nouveau concept d'arme : le pistolet-mitrailleur compact à haute cadence de tir, destiné à la défense personnelle et aux opérations en milieu confiné. La mise en application de ce concept est l'apparition du Model 10. A l'époque les pistolets mitrailleurs font le plus souvent la taille d'une carabine, alors que le MAC10 as le gabarit d'un gros pistolet automatique.

M.A.C. M10 équipé du silencieux à deux étages
développé expressément pour lui

Mitchel Webley III, ancien militaire et ayant travaillé chez Sionics, développe en parallèle un silencieux destiné au Model 10. Ce silencieux est considéré révolutionnaire, car contrairement aux silencieux normaux, il est constitués de deux compartiments distincts (deux étages) et est aussi long que le pistolet-mitrailleur lui-même. Doté de son silencieux le M10 devient extrêmement peu bruyant, même en utilisant des munitions standard militaires.
Ce silencieux deviendra le principal argument de vente du M.A.C. M10 et lui permettra de récupérer nombre de contrats militaires et policiers jusqu'au début des années 70. Il sera notamment utilisé par les troupes de l'US Navy SEAL (ST 1 et 2) au Vietnam.

M10, crosse dépliée

Au cours des années 70 passent plusieurs lois régulant l'export d'armes automatiques et de silencieux. Ces restrictions sonnent l'arrêt de mort du M.A.C. M10 qui ne peux plus être exporté avec son silencieux, et à partir de là sa vente se limite à l'intérieur des Etats-Unis, ce qui pousse Military Armament Corporation à la faillite.
Cependant malgré la faillite de M.A.C. le M10 est encore produit par des sociétés américaines pour le marché interne, et reste une arme plébiscitée par les gangs de rues dû à son faible coût et à sa forte cadence.

M.A.C. M10 doté de son silencieux,
crosse dépliée


Le M.A.C. Model 10 (souvent appelé "Ingram" par abus de langage) est un pistolet mitrailleur compact fonctionnant sur un principe d'inertie au recul en culasse ouverte. Une fois armé, le bloc culasse et percussion reste verrouillé en arrière et la fenêtre d'éjection ouverte. Lorsque le tireur presse la détente, la culasse est entraînée vers l'avant, chambrant une cartouche, et percute, déclenchant le tir. Le recul envoie la culasse vers l'arrière, éjectant l'étui, et le bloc culasse retourne se verrouiller en position arrière. L'avantage de ce système est qu'il est simple et permet une sécurisation de l'arme en enlevant simplement le chargeur, les cartouches n'étant chambrées qu'au moment du tir.
Le Model 10 utilise une culasse "télescopique" qui se place autour du canon, permettant d'avoir une arme plus compacte avec un centre de gravité directement au dessus de la poignée-pistolet et donc un très bon équilibre pour le tir à une main.
Pour réduire au maximum les coûts de production, le M.A.C. 10 est fabriqué principalement avec des plaques de tôle emboutie et ne possède que peu de pièces mobiles. Les organes de visée son fixes et directement découpés dans la tôle. Le levier d'armement est ambidextre et placé sur le dessus du boîtier, et est directement relié à la culasse.
Le M10 est doté d'un sélecteur de tir sur le côté gauche, permettant de tirer au choix en automatique ou en semi-automatique. Ce sélecteur est rendu obligatoire par la haute cadence de tir (entre 1000 et 1200 cps/min, les chargeurs de 30 cartouches étant vidés en 1,6 s en automatique) pour permettre un tir plus lent.
Le MAC 10 est doté de deux sécurités. Lorsque la culasse est en avant (non armée), le levier d'armement pivote à 90° et bloque tout mouvement du bloc. Une fois la culasse armée, une sécurité mécanique a curseur, présente à droite au niveau du pontet, permet de bloquer la queue de détente. Une troisième sécurité, mécanique, permet d'éviter le déverrouillage de la culasse en cas de chute (et donc la décharge accidentelle de l'arme, principal danger des systèmes à culasse ouverte).
Pour des raisons de coût, la culasse n'est dotée d'aucune mécanique de blocage lors du tir, la cadence est donc très élevée, rendant le contrôle de l'arme en automatique difficile, voire impossible. Pour cette raison, le M.A.C. 10 est doté d'une boucle pour la fixation d'une sangle à l'avant, permettant de retenir l'arme quand elle lève, et d'une crosse télescopique pour pouvoir épauler. Une fois le silencieux monté, il peut servir de garde-main, ce qui améliore la préhension et la stabilité lors du tir.
Originalement le Model 10 as été dessiné en deux calibres : .45 ACP et 9 x 19 mm Parabellum (Luger). Pour des raisons commerciales, les M.A.C. 10 en .45ACP utilisent des chargeurs de M3A1 SMG "grease gun", les modèles en 9 mm Luger utilisant quand a eux des chargeurs de Wather MPL/MPK. Le chargeur s'engage dans la poignée pistolet et se verrouille grâce à un levier présent à l'arrière de la poignée.

SWD/Cobray M11/9 et "MAX-11",
versions améliorées du M.A.C. M11

En plus des M10 en .45ACP et 9 mm Luger, Military Armament Corporation as développé une version plus compacte chambrée en calibre .380ACP, le Model 11. Dû au faible pouvoir d'arrêt de sa munition de 9 x 17 mm, le M11 n'as eu aucun succès avec les militaires, mais as été vendu à plusieurs services de police, la faible puissance des cartouches de .380ACP permettant de limiter les dégâts collatéraux. Les M10 et M11 sont toujours actuellement produits par différentes entreprises, dans différents calibres et souvent mécaniquement améliorés.

Malgré son faible coût, neuf ou sur le marché de l'occasion parallèle, qui le rends attractif pour la défense personnelle, le M.A.C. Model 10 reste une arme difficile à contrôler et nécessitant une formation et un entraînement rigoureux.

dimanche 18 novembre 2007

Armement - AKM Assault Rifle

AKM Rifle
(Arsenaux d'Etat d'URSS)



Fusil d'assaut AKM

Apparu en 1959, le fusil d'assaut AKM est une AK47 améliorée pour accélérer la production en masse. La carcasse est désormais en tôle d'acier pliée, et non plus en fer forgé comme l'AK47, ce qui facilite sa construction tout en l'allégeant. Le capot recouvrant le bloc culasse est bosselé au lieu d'être lisse, et le boîtier culasse lui même est phosphaté, au lieu d'être laissé en métal non traité comme sur les versions antérieures.
Sur l'AKM la poignée pistolet est en bakélite (souvent orange, plus tard noire) à la place du bois sur les versions précédents, mais le garde main et la crosse restent faits en bois jusque dans les années 90.

AKMS équipée d'un silencieux PBS-1

L'AKM est un fusil d'assaut chambré en calibre 7,62 x 39 M43, dérivé de l'AK47, et utilise de manière générale la même mécanique. Le fonctionnement se fait par emprunt des gaz à piston, qui pousse le bloc culasse en arrière tout en déverrouillant la chambre. A l'arrivée en fin de course, l'extracteur interne éjectes l'étui vide, et chambre une nouvelle cartouche au retour. L'AKM fonctionne en culasse fermée, et sa large fenêtre d'éjection permet d'éviter les problèmes de blocage, même lorsque l'arme est sale. Le rechargement et réarmement, moins évolué que sur ses équivalents de l'ouest (M4, FAL) est simplifié à l'extrême : en fin de chargeur, le tireur doit appuyer sur un levier situé entre le pontet et le chargeur, qui par effet de levier le déverouille. Une fois le chargeur vide dégagé, l'opérateur en enclenche un autre en le verrouillant par basculement, puis tire le levier d'armement situé à la droite de l'arme et directement fixé sur le bloc culasse. En agissant sur le levier d'armement le tireur emmène le bloc culasse vers l'arrière, et au retour chambre une cartouche.

Soldat roumain équipé d'une AIMS,
version locale de l'AKMS


L'AKM est doté d'un sélecteur de tir rotatif sur son côté droit, à trois position : vers le haut, le sélecteur est en sécurité et empêches à la fois le mouvement du levier d'armement vers l'arrière et la pression sur la queue de détente. Au milieu, le sélecteur est en position automatique, et en bas le sélecteur est en position semi-automatique.
Contrairement à l'AK47, l'AKM est doté d'un système de rétention mécanique du marteau, qui réduit la cadence de tir d'environ 15% et permet un meilleur contrôle de l'arme en tir automatique. Le contrôle est aussi amélioré par la présence d'un cache flamme en forme de tube tronqué vers le haut.
Les versions les plus modernes de l'AKM sont par ailleurs dotées d'un rail latéral pour le montage d'une optique de visée, et peuvent être équipées d'un lance-grenade de 25 mm à un coup se montant sous le canon.
Les organes de visée mécaniques de l'AKM surélevé à l'extrémité du canon et d'une hausse sont composés d'un guidon protègéréglable en cran située devant le capot supérieur.

AK-103

L'AKM remplaçant l'AK47, elle as été extrapolée en plusieurs modèles pour s'adapter au contexte opérationnel :

  • L'AKMS remplace l'AK47S. Dotée d'une crosse se repliant sous le garde main, l'AKMS est principalement destinée aux troupes parachutistes et aux personnels de blindés, dû à son encombrement plus réduit.
  • L'AKM-SU. Destinées aux unités spéciales, aux parachutistes et aux officiers, l'AKM-SU est dotée d'un canon de 35cm (41cm sur l'AKM) et d'une crosse repliable sous le garde main. Les organes de visée sont placés sur le capot, beaucoup plus en arrière que sur les autres modèles d'AKM. Le système d'emprunt des gaz est raccourci de même que le garde main, et les organes de visée directement placés sur le tube d'emprunt des gaz derrière le cache-flamme. Pour améliorer le contrôle en tir automatique, le garde main est doté d'une poignée verticale. Produite uniquement de 1975 a 1979.
  • L'AKM "modernisée", apparue dans les années 90, est une AKM sur laquelle les parties bois (crosse et garde main) sont remplacées par des pièces en polymère noir.
  • Une série d'AKM produite pour utilisation avec le silencieux PBS-1, dotées de tubes d'emprunt des gaz et de hausses adaptées à l'utilisation de munitions subsoniques.

Soldats Venezueliens armés d'AK-103

Comme l'AK47, l'AKM a été produite sous différentes dénominations dans nombre de pays "satellites" de l'ex-bloc soviétique, donnant parfois lieu à des améliorations ou des recalibrages (M80 Zastava, en calibre 5,56 x 45 OTAN) et des pièces locales les différenciant (garde main polymère des AMD-65 hongroises). Cette large distribution et la durabilité de sa fabrication fait que l'AKM dans ses différentes versions est encore largement disponible dans nombre de pays Africains, Asiatiques et Sud-Americains, de même que sur le marché noir dans nombre de pays Européens ou en Amérique du Nord.

Apparue vers le milieu des années 90, l'AK-103 n'est malgré son calibre pas un dérivé de l'AKM, mais un recalibrage de l'AK74M dont elle emprunte le tube d'emprunt des gaz, le cache-flamme et la crosse pliante.

samedi 17 novembre 2007

News - l'ABU, bien mais pas top.

Airman Battle Uniform (photo USAF)

Tous les personnels ayant touché le nouvel uniforme de l'US Air Force, l' (ABUAirman Battle Uniform) le trouvent confortable et mieux conçu que le vieux BDU (Battle Dress Uniform) dessiné dans les années 80. Tous? Non. Un petit groupe d'irréductible résiste encore et toujours...
En effet l'expression selon laquelle "pour se camoufler efficacement dans son environnement l'uniforme des airmen devrait porter un schéma formé de tasses de café/ordinateur personnel/classeur" ne s'applique pas parfaitement, mais les soldats présents en Irak se plaignent que le design as été étudié pour les personnels travaillant dans des bureaux climatisés en Amérique du Nord, et non des personnels de piste en Irak.
En effet l'uniforme est doté de poches internes pour le transport de cartes, qui le rends plus épais et donc plus chaud. La plupart des soldats les ont donc purement et simplement faites enlever par des couturiers locaux pour alléger la veste. Cette modification, au début mal vue par les officiers supérieurs, estfinalement désormais acceptée par le commandement, sous réserve qu'elle ne modifie pas l'aspect extérieur de l'uniforme.
L'ABU as commencé son entrée en service cette année, et sera obligatoire de port à toutes les unités (y compris l'AFSOC) d'ici 2011.

Veste ABU modifiée localement en Irak par la suppression des poches internes.

News - Les UH-72A, dangereux?

UH-72A "Lakota"

Dernier hélicoptère entré en service au sein de l'US Army, l'UH-72A Lakota (version revue et corrigée de l'EC-145 d'Eurocopter) d'EADS North America pose un problème. Après des tests réalisés en Californie, les pilotes se sont rendus compte qu'au delà de 30°C de température extérieure, la température à l'intérieur du cockpit monte à 40,5°C, la température maximale de sécurité étant de 40°C (104°F). Au delà de 40°C, les systèmes de navigation, contrôle et communication risquent de surchauffer et s'éteindre tout seuls.
Au cours des 23h de tests aériens en Californie, rien de tout ça n'est arrivé, mais l'US Army ne le considère pas pour autant comme étant un hélicoptère sûr, et a donc demandé pour les 322 appareils commandés une nouveauté dans son parc de voilures tournantes : un système de climatisation pour rafraîchir le cockpit. Les hélicotères de l'US Army n'en sont habituellement pas dôtés, pour des raisons de masse totale et de performances.
Malgré la demande par certains du remplacement des UH-72 par les mêmes UH-60 qui ont prouvé par le passé leurs faiblesses (notamment en Afghanistan), l'US Army continue le programme et American Eurocopter Corp. (branche américaine) a d'ors et déjà livré 12 Lakotas.
Au cours des 8 prochaines années, les UH-72 remplaceront les derniers UH-1 Huey encore en service et les OH-58 Kiowa utilisés pour le transport et l'évacuation.
Les OH-58D Kiowa Warrior, quand à eux, devront attendre l'arrivée du ARH-70 (remplaçant du ARH-66 Commanche) pour prendre leur retraire.

samedi 3 novembre 2007

Equipement - Lowe Alpine Vector series

Lowe Alpine field pack
Vector series
LCS pack/Commando/Samson

Lowe Alpine LCS Pack OD

Apparue en 1967, la firme Lowe Alpine se diversifie au début des années 80 en lançant la sous-marque Vector, produisant des sacs de marche de haute qualité pour les militaires (les sacs civils étant vendus sous le label Lowe Alpine).
En 1984/85, entre dans la gamme Vector le LCS (load carrying system), appelé aussi Vector Commando. Ce sac apporte quelques innovations majeures au sac de haute contenance militaire : la ceinture lombaire est dotée d'une boucle à dégraffage rapide, d'un harnais de rappel intégré et un sac à dos plus léger se fixe sur le pack pour servir de rabat à la poche principale.
Le sac est en outre recouvert de plusieurs poches fixes (4 au total) et de passants permettant le montage de poches ALICE pour augmenter l'emport.

Le LCS/Commando as été développé par Lowe Alpine en collaboration avec le Natick Army Research & Development Center (Natick, MA), et près de 10 000 sacs seront produits dans l'usine Lowe du Colorado, et distribués comme produits tests à différentes unités spéciales.

Lowe Alpine/Vector Commando field pack, partie dorsale

En 1988 est lancé le programme IIFS, nécessitant un nouveau sac de transport et un sac de patrouille pour remplacer le ALICE Pack Large et Medium. Le design du Vector commando, légèrement altéré (ajout d'un rabat sur le dessus, suppression du harnais de rappel) sera retenu, et produit par différents contractant pour équiper les troupes du DoD, Lowe Alpine ne possédant pas les capacités de fabrication suffisantes pour honorer le contrat. En outre le sac du programme IIFS (IIFS Existence Load) sera produit en toile Woodland et non vert olive comme la gamme Vector.

Lowe Alpine/Vector Commando field pack

Au début des années 90, Vector développe un nouveau sac de gamme militaire sur la base du Commando amélioré, appelé Vector Samson. Le Samson est principalement un modèle Commando avec une configuration de poches externes différente, suppression du harnais de rappel intégré et ajout de systèmes développés pour la gamme civile.

vendredi 2 novembre 2007

Equipement - IIFS Existence Load

Individual Integrated Fighting System (IIFS) Program
Existence Load Components
Field Pack
Combat Patrol Pack


Field pack et Patrol pack fixés ensemble

Apparu avec le système IIFS en 1989/90, l'existence load IIFS est destiné à remplacer le ALICE Pack apparu dans les années 70. Le système se divise en deux composantes :

  • Pack, Patrol, Combat [NSN 8465-01-287-8128]


Dessin du patrol pack IIFS (Technical Manual 10-8400-203-23) en haut,
patrol pack woodland en bas.

Destiné aux patrouilles de combat de courte durée, le sac de patrouille (patrol pack) IIFS est formé de deux grandes poches. Le compartiment principal est rembourré au niveau du dos pour protéger le porteur en cas de mouvement de matériel à l'intérieur. Il comporte en outre deux sangles réglables, servant à stabiliser les équipements tels qu'une radio. Une ouverture fermée par velcro au niveau de l'épaule permet de faire passer les câbles, antennes ou tube d'hydratation des équipements présents à l'intérieur. La deuxième poche, fermée par un lacet de serrage et boucles de dégraffage rapide, permet de stocker le matériel auquel il faut pouvoir accéder rapidement.

Partie dorsale du sac de patrouille

Le Patrol pack est doté de sangles de fixation pour matériel ALICE sur les côtés de la poche secondaire et en dessous de la poche principale, permettant d'augmenter la charge accessible directement (gourdes, porte chargeurs, etc).
Le sac se fixe sur le Field pack à l'aide de quatre boucle à dégraffage rapide, permettant d'y accéder facilement une fois les sacs posés. Ces mêmes boucles servaient sur les prototypes à fixer le sac sur la veste d'assaut (LBV), mais ce système le rendait inutilisable sans la veste d'assaut, handicapant les spécialistes ne l'utilisant pas (Automatic rifleman, ...), les modèles de série sont donc équipés de bretelles, entièrement réglables et se portant sur les sangles d'épaules de la veste d'assaut IIFS ou le brelage ALICE.

  • Field Pack [NSN 8465-01-286-5356]
Dessin du field pack IIFS (Technical Manual 10-8400-203-23) en haut,
field pack woodland en bas.

Destiné à remplacer le ALICE Pack Large comme sac de transport principal en opération, le Field pack IIFS n'est ni plus ni moins qu'un sac de marche. Dessiné à l'origine par la firme Lowe (Lowe Alpine Vector series). Les modèles de série diffèrent des modèles originaux, sur lesquels le patrol pack servait de rabat pour fermer le sac.
Le Field pack as une capacité de 50 litres, divisés en deux compartiments, l'un pour le matériel de couchage (en bas), l'autre pour le matériel de vie. les deux compartiments sont séparés par une membrane de toile, qui peut être ouverte pour ne faire qu'un seul grand compartiment.
Le sac est de plus doté de deux poches sur le côté gauche, et une grande poche sur le côté droit. Des sangles permettent la fixation d'équipements ALICE supplémentaires sur l'extérieur du sac.

Partie dorsale du Field pack IIFS

Le sac est doté d'une armature interne et aluminium, et le système de suspension est totalement réglable, permettant à l'utilisateur de l'ajuster à sa morphologie. Les bretelles et la ceinture lombaire sont rembourrées pour améliorer le confort.
Le patrol pack se fixe sur le sac par le biais de quatre boucles à dégraffage rapide.

mardi 25 septembre 2007

Technique - "Condition of readiness" de Cooper

Les différentes "conditions of readyness" trouvent leur origine dans la technique moderne de combat au pistolet développée par Jeff Cooper dans les années 60. Ces "conditions" donnent une idée de la rapidité avec laquelle pourra être utilisé le pistolet automatique en cas d'affrontement, l'augmentation de la rapidité étant habituellement proportionellement contraire au niveau de sécurisation de l'arme.

Pour les besoins de la démonstration seront utilisés trois pistolets automatiques : un clone 1911 (Kimber ICQB, simple action), un double action avec sécurité active (CZUB CZ-75, simple/double action) et un double action avec levier de désarmement du chien (SigArms P229, simple/double action).

Ces conditions se décrivent comme suit :

  • CONDITION ZERO
CZ-75 (gauche), P229 (haut), ICQB (bas) en condition 0

La condition Zero est le plus bas niveau de sécurité, et le plus haut niveau de combat. Une cartouche est chambrée, le chien est armé et les sécurités désactivées : le doigt du tireur est la seule sécurité. La condition 0 est habituellement utilisée quand le pistolet est dégainé et la cible repérée, et permet un tir instinctif.

  • CONDITION ONE
CZ-75 (gauche) et ICQB (droite) en condition 1.
Le P229 n'est pas présent car ne pouvant être verrouillé en condition 1

En condition One, une cartouche est chambrée, le chien armé mais la sécurité mise. La décharge involontaire du pistolet est donc à priori à écarter. C'est communément en Condition One que sont rangés les pistolets simple action dans leur étui. La Condition 1 permet d'avoir un pistolet prêt à tirer rapidement une fois la sûreté enlevée.

  • CONDITION TWO

CZ-75, P229 et ICQB en condition 2

En condition Two, une cartouche est chambrée mais le chien est ramené en position neutre. Sur un simple action cela permet d'éviter toute décharge accidentelle, le chien devant être armé avant de tirer. Sur les double action, c'est le niveau de sécurité de base quand l'arme est rangée dans son étui, le tireur n'ayant pour tirer qu'à presser la détente. Sur les pistolets DAO (Double Action Only), la condition 2 est le niveau de sécurité le moins élevé, le chien ne pouvant être bloqué en arrière.

  • CONDITION THREE

CZ-75, P229 et ICQB en condition 3

En condition Three, la chambre est vide et le chien rabattu. C'est la condition alimentée la plus sûre, mais elle nécessite que le tireur manipule la glissière avant de tirer pour engager une cartouche dans la chambre et armer le chien en cas d'engagement. Utilisée communément dans les conditions de détente quand aucun engagement (ou possibilité d'engagement) n'est proche.

  • CONDITION FOUR

CZ-75, P229 et ICQB, condition 4

En condition Four, la chambre est vide, le chien rabattu et le chargeur non engagé. C'est la condition la plus sûre pour les question de sécurité, la plupart du temps utilisée uniquement pour le stockage. En cas d'engagement, le tireur devra engager un chargeur neuf et manipuler la glissière pour chambrer une cartouche et armer le chien.

dimanche 23 septembre 2007

News - FN F2000S pour Slovénie

Soldats slovènes à l'entraînement avec les nouveaux F2000S

Suivant la signature d'un contrat de fourniture signé en juin 2006 pour l'achat de 6500 fusils d'assaut FN Herstal F2000 par le ministère de la défense Slovène, l'armée de terre nationale a commencé à toucher une version spécifique du fameux fusil d'assaut bullpup Belge : le F2000S.
La principale différence entre le F2000 et le F2000S semble à première vue être le rail de montage d'optique surélevé.
Les F2000S remplacent le Zastava M70 qui équipait jusqu'alors les forces armées slovènes, et montre une volonté de se mettre aux standards OTAN et la modernisation de l'armée de ce petit pays (5500 hommes au total).

Comparatif de taille entre le fusil d'assaut M70 Zastava (en haut, crosse repliée)
et le F2000S FN Herstal (en bas)

samedi 8 septembre 2007

News - L'Armée de Libération Populaire, hacker international?

Suivant le piratage de données non protégées du Pentagone par des spécialistes informatiques de l'Armée de Libération Populaire de la République Populaire de Chine, qui avait eu pour résultat une coupure d'une semaine sur certains serveurs du DoD, Der Spiegel accuse maintenant les mêmes hackers de s'être attaqués aux serveurs informatiques de différents services du gouvernement Allemand, et ce alors même que la Chancelière allemande était à Beijing pour rencontrer le premier ministre de RPC, Wen Jiabao.
Face à ces accusations, les services Chinois ont déclaré que le piratage informatique reste un crime en chine, et qu'ils allaient travailler avec d'autres pays pour réduire la cybercriminalité dans la région...

News - Le M110, fusil de tir de précision universel


M110 SASS

Depuis le début de ce qu'ils appellent de l'autre côté de l'atlantique G-WOT (Global War On Terror), l'US Army se cherche concernant l'armement des Snipers et Designated Marksmen. En découle un nombre élevé d'armes de tir de précision : le M24 SWS (Sniper Weapon System), standard US Army depuis de nombreuses années pour les tireurs de précision, commence à se faire vieux et n'est pas adapté aux conditions actuelles où les tireurs doivent faire face à des cibles multiples et rapides; pour pallier à ce problème, l'US Army as mis (ou remis) en service des armes semi automatiques calibrées en 7,62x51 mm (.308 OTAN) : le M14 et ses dérivés (M21, M25, M14 EBR, M14 SOCOM I/II), des FAL achetés chez DSArms (SA-58), les troupes du SOCOM allant même jusqu'à acheter des Mk11 Mod0, dérivé du SR25 de chez KAC fabriqué pour les troupes de l'US Navy (SEALs, DVT...).
Bien entendu face à cette multiplicité de modèles, l'interchangeabilité des pièces as souffert : quatre types de chargeurs différents, des caractéristique techniques changeantes, et souvent des armes fatiguées par de nombreuses années de service (dans le cas des M14).
C'est donc dans l'optique d'une unification qu'as été lancé le programme SASS (Semi Automatic Sniper System) XM110. Le gagnant du programme M110 SASS, un dérivé amélioré du SR25 de chez KAC, remplacera à moyen terme tous les systèmes d'armes 7,62x51 OTAN de l'US Army, y compris le M24 SWS à répétition manuelle.

mardi 4 septembre 2007

Info Site - Qualité d'image

Une petite news non-materiels (pas commun ici non?).
J'ai échangé mon vieux compact V550 Kodac pour un Canon EOS 350D, les prochains articles bénéficieront donc de prises de vue d'une qualité bien meilleure.

J'en profite pour annoncer un article sur la version SOCOM de la M249/Minimi : la Mk46.

dimanche 12 août 2007

[Armement] H&K MP5 Sub MachineGun, N Series

MP5 Sub MachineGun, N series
(Heckler & Koch Gmbh.)


En 1986 le NSW (Naval Special Warfare) se mets à la recherche d'un pistolet mitrailleur compact et précis, pour remplacer ceux présents dans ses armureries depuis sa création (S&W Mk24 Mod0 SMG, Walther MPL et MPK, Madsen M45 ...) et ayant fait le VietNam.
Ils demandent donc à H&K une version modifiée de leur MP5, déja en service dans la Delta Force et ayant fait ses preuves aux mains de troupes des forces spéciales, nottament les SAS.

Opérateur SEAL en tenue VBSS dans les années 90,
armé d'un MP5A-N équipé d'un garde main Surefire 628

H&K développe donc la série des MP5-N, pour Navy, comprenant 3 modèles :

Le MP5-N, dérivé du MP5A5 équipé d'un trigger group trois positions 0-1-∞ ambidextre en polymère et d'une crosse rétractable. le canon est fileté pour permettre le montage du silencieux H&K spécifique en acier inoxydable et est protégé par un cache flamme spécifique à démontage rapide, et les organes de visées sont dotés d'un systeme basse visibilité au tritium. Peut être utilisé sans modification avec des munitions subsoniques ou supersoniques de calibre 9x19 Luger.

Operateur du NSW équipé d'un MP5SD-N

Le MP5SD-N, dérivé du MP5SD6 équipé d'un trigger group trois positions 0-1-∞ ambidextre en polymère et d'une crosse rétractable. Le silencieux en aluminium des séries SD originales est remplacé par un modèle en acier inoxydable, et les organes de visées sont dotés d'un systeme basse visibilité au tritium. Ne fonctionne qu'avec des munitions supersoniques en calibre 9x19 Luger.

Le MP5K-N, dérivé du MP5K-A4 équipé d'un trigger group trois positions 0-1-∞ ambidextre en polymère. le canon, allongé d'un pouce, est fileté pour permettre le montage du silencieux H&K dédié en acier inoxydable et est protégé par un cache flamme spécifique à démontage rapide, et les organes de visées sont dotés d'un systeme basse visibilité au tritium. Peut être utilisé sans modification avec des munitions subsoniques ou supersoniques de calibre 9x19 Luger.


Operateur SEAL en operation VBSS,
armé d'un MP5-N, dans les années 80



Utilisé intensivement pendant les années 80 et 90 pour les missions CQB et VBSS, les MP5 sont désormais de moins en moins utilisés, souvent remplacés dans le NSW par les M4A1 CQB-R (Close Quarter Battle Rifle), beaucoup plus meurtriers car chambrés en calibre 5,56x45 OTAN.
Malgré cela le MP5-N garde une excellente réputation au NSW.
Les Marines des Force Recon, utilisateurs du MP5-N de 1987 à 1994 sont eux beaucoup plus critiques, lui reprochant un manque de puissance à moyenne distance à cause de sa munition de pistolet automatique, et une ballistique trop courte, empechant les engagements à longue distance. Pour cette raison ils ont beaucoup apprécié leur remplacement par des M4A1 Carbine en 1994.

Operateurs SEALs en entrainement VBSS post-2000
(casque MICH, plate carrier MBSS, MP5-N)


Grace à son traitement de surface spécifique anti-corrosion et l'abscence de systeme d'emprunt des gaz, le MP5-N est la seule arme d'épaule de l'arsenal du DoD à ne pas necessiter de sac de protection pour les progressions sous-marines, ajoutant à ses avantages pour les missions VBSS (Vessel Boarding, Search and Seizure) en haute mer et les débarquements.

Equipement - Aviation Night Vision Imaging System (ANVIS)

Advanced Visual System (AN/AVS)
Night Vision Goggles
ANVIS-5
ANVIS-6


Gauche : ANVIS-5; droite : ANVIS-6
Photos DoD

A la fin de la guerre du vietnam, les stratèges américains se rendirent vite compte de l'importance de pouvoir faire voler les helicoptères à basse altitude de jour comme de nuit, pour pouvoir éviter plus facilement la détection et l'interception par moyens sol-air ou air-air. En 1976, apres de longues années de tests et de modifications des cockpits pour les adapter au vol de nuit, les pilotes de l'USMC et de l'US Army commencèrent à se voir équipés de AN/PVS-5, premier systeme de vision nocturne binoculaire distribué à grande échelle. Seulement, malgré les possibilités nouvelles apportées par les PVS-5 (vol de nuit en NVG binoculaires), se posa vite le problème de l'autonomie (un seul compartiment pile) et de réduction des possibilités de vision périphérique, dû au masque de maintient du système.


AN/PVS-5B (alimentation par batteries format AA)

Pour améliorer les choses apparaît en 1982 le système ANVIS-5. Version modifiée des AN/PVS-5, elles sont un bond de géant dans le domaine du vol nocturne : les ANVIS sont équipées d'un COBB (Crew Optional Breakaway Bracket), qui permet de monter les jumelles directement sur le casque SPH-4B. La vision périphérique en est largement améliorée, et le pilote peut désormais relever ses jumelles de vision nocturne si le besoin s'en fait sentir.


De haut en bas :
AN/PVS-5B : montage par masque non relevable
AN/AVS-5 : PVS-5 modifiées, dotées d'un COBB
pour le montage sur casque

AN/AVS-6 : evolution des AVS-5, optimisées et allégées
Photos DoD

Les ANVIS se montent sur un systeme spécifique, fixé directement sur la visière du casque du pilote, et sont alimentées exterieurement par un boitier pile à deux compartiments (principal et de secours) monté à l'arriere du casque du pilote, le boitier etant lui même branché sur l'alimentation electrique de l'helicoptère. Ces caractéristiques permettent un vol de nuit quasiment illimité, car il ne dépends plus des batteries utilisées. En cas d'alimentation sur batteries, le compartiment de secours permet de garder les JVN opérationelles même en cas de panne des batteries principales.
Les intensificateurs de lumière AN/AVS-5 sont des systèmes binoculaires passifs de seconde génération, qui permettent un vol de nuit par condition de basse visibilité (nuit sans lune).
Le système en lui même n'est qu'une amélioration des AN/PVS-5 utilisées précédemment, Et dès 1986 le DoD leur cherche un remplacement plus leger et plus efficace. C'est ainsi qu'apparait en 1989 le système ANVIS-6 (AN/AVS-6(V)1), distribué en unités à partir de 1993.


Vue supérieure des ANVIS-6 (en haut) et ANVIS-5 (en bas)
Photos DoD

Les ANVIS-6 reprennent tout le système de fonctionnement des ANVIS-5 (systèmes de montage etc) mais sont équipées de tubes de troisième Génération, permettant une meilleur définition d'image et une plus grande souplesse d'utilisation. Le design as été épuré et significativement allégé, pour réduire la fatigue des personnels de vol. L'introduction des AN/AVS-6 permet à l'Air Force et au Corps des Marines d'intégrer le systeme de vision nocturne dans l'aviation à ailes fixes, avec l'apparition de cockpits adaptés dans les F-16 Block 40/42, F-15E Strike Eagle et F/A-18 Hornet et Super Hornet en 2003/2004. Pour l'occasion est développé un nouveau système de montage "standalone" comprenant le bras de montage ANVIS et le boitier pile, montés sur une visière se fixant sur les casques HGU-55. Le montage ANVIS Standalone (développé par ITT) est de plus utilisé par de nombreuses unités de forces spéciales de l'US Army et de l'US Air Force, permettant l'utilisation du système ANVIS par les troupes au sol.


Bras de fixation ITT pour l'utilisation d'ANVIS,
développé à l'origine pour le montage sur
les casques HGU-55 (chasseurs d'attaque),
ici sur une plaque AWS de montage sur casque MICH Gallet


Les systemes ANVIS sont distribués aux personnels navigants d'helicoptères comme suit :
  • Helicoptère d'attaque (AH-1 Cobra, AH-6) : deux systèmes
  • Helicoptère de transport (MH-53, CH-47, UH-60) : trois systèmes
  • Helicoptère de reconaissance (OH-6, OH-58) : deux systèmes
L'utilisation sur les voilures fixes (avions d'attaque uniquement) est d'un système par personnel.

En haut : casque SPH-4B équipé d'un bras de fixation ANVIS
En bas : deux types de boitiers pour batterie se branchant sur système ANVIS,
nouvelle (gauche) et ancienne (droite) generation


La première utilisation opérationelle des systemes ANVIS se déroula en 1987 lors de l'opération Prime Chance (pendant secret de l'opération Earnest Will), lors de laquelle les équipages d'OH-6 et AH-6 du 160th SOAR (Special Operations Aviation Regiment) se servirent de leurs systemes ANVIS-5 pour traquer et attaquer les bateaux Iraniens immergeant des mines sous-marines dans les eaux internationales. L'utilisation de systèmes de vision nocturne pour le pilotage et l'attaque de nuit ayant dès lors fait ses preuves, il fut généralisé lors des opérations suivantes (Just Cause, Desert Storm, Gothic Serpent...).


Vue de face des ANVIS-5 (haut) et 6 (bas),
à noter la différence de diamètre entre
les tubes de generation 2 (AVS-5) et de generation 3 (AVS-6)

Photos DoD

Aujourd'hui encore, les systèmes ANVIS (AN/AVS-6(V)3, AN/AVS-9) sont encore largement utilisés à la fois par les équipages d'aéronefs (helicopteres et chasseurs d'attaque) et par les troupes au sol (AFSOC, CAG, SFG...)


Casque MSA Gallet MICH Tc-2000 équipé d'un montage AWS
supportant un bras de montage ANVIS de marque ITT :
cette configuration est très commune
chez les troupes de l'AFSOC pour l'utilisation d'ANVIS au sol


Anvis montées sur un casque SPH-4 de pilote d'helicoptère.

dimanche 15 juillet 2007

Armement - H&K MP5 Sub MachineGun, A Series

MP5 Sub MachineGun, A series
/Project 64 Model #1
(Heckler & Koch Gmbh.)

MP5A5 avec cache flamme "Navy",
selecteur de tir 0-1-∞ et garde main Surefire 628

En 1964 est lancé le "Projet 64" par la firme H&K : le but était alors de créer un pistolet mitrailleur capable d'allier à la fois un design compact, simple, avec une haute puissance de feu, tout en ayant une arme facilement contrôlable. Apres un court passage par le MP64 (nom découlant de l'année de lancement), H&K sors le HK54, un pistolet mitrailleur chambré en 9x19mm OTAN, équipé d'un sélecteur de tir (S-E-F, sécurité-semi automatique-automatique) et d'une crosse pliante. En 1966 le HK54 est adopté par la police des frontières de RDA sous la dénomination MP5A1, ainsi que par la police suisse. Le MP5 se révele rapidement un PM puissant et maniable, idéal pour les missions de maintient de l'ordre.
MP5A1, alias HK54 :
le design général sera gardé
malgré de nombreuses améliorations à partir du MP5A2.
A noter :
la hausse tres en avant et le chargeur
de premiere generation, droit.


En 1971 le MP5 est amélioré pour être plus fiable et précis, principalement au niveau de la mécanique interne et du réglage de la détente. En 1973 le il est de nouveau amélioré et évolues : les MP5A2 et A3 sont lancés sur le marché. Toujours dotés du selecteur de tir S-E-F qui as été lui aussi amélioré, les organes de visée sont modifiés et ramenés au même modèle que sur le G3. Le MP5A2 est proposé avec une crosse fixe pour une plus grande stabilité, le A3 est doté d'une crosse rétractable dérivée de celle du MP5A1. Un système de fixation pour le montage d'une lunette H&K, identique à celle du G3, est aussi intégré au design.

MP5A2 avec chargeur incurvé et garde main "Export"

En 1974 est lancé le premier MP5 de la série SD. en 1975 le levier d'armement change d'ergonomie. Début 1976, les responsables des ventes en Amérique du Sud réclament un PM compact, ce qui débouchera sur l'introduction du MP5K la même année.
En 1978 H&K introduis le garde main "tropical", destiné à équiper les MP5 d'export. Le nouveau garde main, plus large, permet une meilleure préhension et un meilleur refroidissement du canon.
En 1982 sont lancés les MP5A4 et A5, équipés d'un nouveau système de trigger group (selecteur de tir et poignée) en polymère haute résistance, ambidextre et équipé d'un mode rafale contrôlée (0-1-3-∞). En 1984 le MP5PT est introduit, doté d'une mécanique interne capable de tirer uniquement des munitions d'entrainement (plastic training), doté d'un levier d'armement et de marquages bleus.
Courant de l'année 1986, le SOCOM (NSW) demande à H&K une série de MP5 spéciaux, dénommée à sa sortie MP5-N (Navy).
En 1991 le MP5 PDW (version modifiée du MP5K) est mise sur le marché, suivie en 1992 par les MP5/40 et MP5/10, puis par la série MP5F en 1999. La production des MP5/10 et /40 est stoppée en 2000, les autres séries restent en production malgré l'arrivée du moins coûteux UMP.

Une opératrice du SWAT de Reno (Nevada) s'entraine au MP5A4 :
Garde main Surefire 628, chargeurs couplés et selecteur 0-1-3-∞

Le MP5 est un pistolet mitrailleur en calibre 9x19 Luger/Parabellum (OTAN) fonctionnant selon le système de recul retardé, à culasse verrouillée par des galets. Dérivée de celle du G3, cette mécanique permet un recul ressenti moindre et une précision accrue lors du tir en mode automatique. Malgré les différentes dénominations H&K, le MP5 est un système évolutif, simple de démontage qui permet de modifier les versions d'origine selon les besoins de l'opérateur. Il se démonte en 3 groupes :
- Barrel receiver group : comprenant le systeme de percussion, tou l'avant du PM et la carcasse. Le garde main, de type standard ou tropical, peut être remplacé par un modele Surefire 628 ou 928 doté d'une lampe, ou par un systeme RAS doté de rails Picattiny.
- Trigger group : comprenant la poignée, le selecteur de tir et le système de détente. H&K propose une multitude de trigger groups, allant des version les plus simples (sécurité, semi automatique) aux plus complexes (différents modes de rafales contrôlées), pouvant aller jusqu'à trois modes de tir en plus de la position de sécurité.
- Buttstock group : le démontage de la crosse est extrement rapide et permet donc de changer celle ci selon la nature des opérations menées (fixe ou pliante de différents types).

Le réarmement du MP5 s'opère comme celui du G3 et est peu commun : le levier d'armement est tiré et verrouillé en position arrière, de maniere à bloquer la chambre en position ouverte. Le chargeur est ensuite enlevé et remplacé par un autre chargeur, plein. Le levier d'armement est ensuite ramené en avant, amenant directement une balle dans la chambre. Ce mode d'opération as créé une technique de sécurité particuliere dans le monde des forces de l'ordre : les MP5 sont transportés avec le selecteur de tir en position semi-auto ou automatique, chargeur engagé, et levier d'armement en arrière. En cas d'engagement, l'opérateur n'aura qu'a ramener le levier d'armement en avant pour chambrer une cartouche et le MP5 sera prêt au tir.
Le MP5 est alimenté par des chargeurs de 16 ou 31 cartouches en tôle, droits pour les versions originales et incurvés sur les versions actuelles. Fiables avec les munitions Ball FMJ, les chargeurs droits se sont vite révélés défaillants avec les munitions Hollow Point (JHP) préférés par les unités d'intervention, ce qui entraîna le passage à des chargeurs incurvés. Le rechargement se faisant culasse ouverte, la derniere cartouche se présentera directement dans l'axe de la goulotte de rechargement. Cependant en cas de changement de chargeur avec chambre fermée, il ne pourra s'engager, c'est pour cette raison que les chargeurs de MP5 sont donnés comme contenant respectivement 15 et 30 cartouches.

BT96 : MP5 fabriqué en Turquie
et préparé par le suisse Bruger & Thomet.


Peu connu par le grand public à ses débuts, mais adulé par les forces de l'ordre dès sa mise sur le marché (il équipe les principales unités d'intervention et de maintient de l'ordre) et par les militaires (il équipe nombre d'unités d'opérations spéciales), le MP5 se révele au grand public en 1980, lors de l'opération Nimrod : devant les caméras les SAS (groupe CRW) lancent l'assaut sur l'ambassade d'Iran, équipés de MP5A3 dotés de lampes Maglite. Depuis on as pu le voir en action entre les mains du GIGN (Marignane 1993) ou de la armed police britannique, mais toutes ces unités l'utilisent depuis sa sortie dans les années 60.
Grand succes à l'export, le MP5 est aussi produit sous license en Turquie (MKEK), an Pakistan (POF), Grece (EMP5), en Suisse (BT96, monté par Bruger et Thomet avec des pieces turques), et en France (MAS MP5F). De plus des copies de MP5 sont produites par différentes entreprises serbes, et nombreuses sont les reproductions non répertoriées à travers le monde.